Cette page tente de faire le résumé du principe d'identification du matériel au sein de l'équipement roulant de la SNCB. Elle a été réalisée en grande partie grâce à Stefan Nicolaï, avec la précieuse collaboration de Kees Smilde, Jacques Peeters et Tobias Köhler. Vos corrections et remarques sont les bienvenues en écrivant à David De Neef.


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Locomotives

Aujourd'hui, le numéro d'identification d'une locomotive est constitué de quatre chiffres (à l'exception des automotrices). Cette numérotation est en fait la descendante d'une numérotation abrogée en 1971.

Avant le 1er janvier 1971, les motrices étaient identifiées en fonction de leur "type". Elles possédaient alors une numérotation à six chiffres. Les trois premiers chiffres donnaient le type de locomotive, les trois autres, séparés des précédents par un point, indiquaient le numéro de la locomotive en question parmi l'ensemble des locomotives de ce type.
Ainsi, la locomotive 204.003 était la troisième locomotive du type 204.

Après le 1er janvier 1971, la catégorisation en "séries" fut introduite, remplaçant les "types". Cette nouvelle numérotation, qui est toujours en vigueur de nos jours, ne comporte plus que quatre chiffres. Le premier chiffre traduit la sorte de locomotive (électrique, diesel, …). La combinaison des deux premiers chiffres indiquent la série. Enfin, les deux derniers chiffres identifient la locomotive au sein de la série.
Ainsi, la locomotive 5505 est la cinquième locomotive diesel (classe 5) de la série 55.

Au fil du temps, plusieurs locomotives anciennement utilisées pour le transport de passager (et possédant donc un générateur à vapeur pour chauffer les voitures) ont été reconstruites pour le service marchandises seulement. Ces machines qui ne possèdent plus de générateur (ou du moins plus opérationnel), sont caractérisées par un point à l'avant de leur numéro (par exemple .5113). Elles peuvent néanmoins être utilisées en été pour le service voyageurs.

Les automotrices ont un schéma de numérotation totalement indépendant des locomotives et autorails. Leur numéro ne reflète en effet aucune information sur le type mais bien l'année de construction de la première motrice de cette série. Le numéro de l'automotrice distingue juste les motrices d'une même série. Ainsi, il est impossible de deviner sans tableau que l'automotrice 914 est de type AM86.
Etant donné que les automotrices ont un numéro à 3 chiffres et non à 4 chiffres, on considère habituellement qu'elles appartiennent à une classe "0".

Les quelques autorails qui ont survécu après 1971 ont reçu une numérotation à quatre chiffres, comme les locomotives.

Les locomotives à vapeur ont gardé une numérotation originale, consistant en un numéro de type et le numéro de locomotive, séparés par un point.
Ainsi, la locomotive 13.029 est la 29ème du type 13, tandis que la 1.002 est la deuxième du type 1.


Tableaux de conversion

Les tableaux suivants donnent pour chaque "série" le "type" correspondant. Du fait que plusieurs locomotives ont été reconstruites et classées dans d'autres types ou séries, la numérotation ne correspond pas toujours à la théorie.

Détermination de la classe

Classe

Description

1

Locomotives électriques polycourant

2

Locomotives électriques monocourant

5

Locomotives diesel lourdes

6

Locomotives diesel légères

7

Locomotives de manoeuvre lourdes

8

Locomotives de manoeuvre légères

9

Locomotives de traction

Remarque : on considère généralement que les automotrices appartiennent à la classe 0

Locomotives diesel (classes 5 et 6)

SERIE

TYPE

51

200

52

202 et quelques 203

53

203 et quelques 202

54

quatre 202 reconstruites en 204 et quatre réelles 204

55

205

59

201

60

210

61

une 210 reconstruite (210.067 -> 210.201)
14 nouvelles (210.202-210.215)

62

212.001-003 (prototypes)

62

210.101-233

64

211

65

213 (plus tard renumérotées en locomotives de traction 75)

66

222 (plus tard renumérotées en locomotives de traction 71 (seconde série 71))

Locomotives de manoeuvre (classes 7 et 8) et locotracteurs (classe 9)

SERIE

TYPE

70

270

71

271 (ancienne séries)

71

222 (nouvelles séries, pour remplacer les anciennes séries)

72

272

73

273

74

construites après 1971 -> n'ont jamais existé comme "type"

75

213

80

260

81

261

82

262 (55 unités)
20 unités (8256-8275) construites après 1971

83

253

84

250 et quelques 252

85

252

90

230 (plus tard renumérotées en série 91)

91

230
50 nouvelles unités(230.101-230.150)

92

232

Locomotives électriques (classes 1 et 2)

Les motrices classe 2 sont à voltage unique, et ne peuvent être utilisées que sur le réseau ferré belge, tandis que les motrices classe 1 supportent d'autres voltages et peuvent être utilisées aux Pays-Bas, en France et en Allemagne.

SERIE

TYPE

11

construites après 1971

12

construites après 1971

15

150

16

160

18

construites après 1971

20

construites après 1971

21

construites après 1971

22

122

23

123

25

125

25.5

140, construite d'après le type 125

26

126

27

construites après 1971

28

120, plus tard 2000

29

101

Automotrices

TYPE

NUMEROS DES UNITES

AM 35

213.001-213.012, retirées en 1964, sauf 8 convois postaux, retirés en 1986

AM 39

001-009, retirées en 1977

AM 50

010-049, retirées en 1995

AM 54

051-128, anciennement séries 228, retirées en 1995, sauf 15 convois postaux (961-975)

AM 54

501-539, anciennement séries 228, retirées en 1993

AM 56

129-150

AM 62

151-210 (1962)
211-250 (1963)
251-270 (1965)

AM 66

601-640 (1966)
641-664 (1970) JH
595-600 (1970) LH

AM 70

665-676

AM 73

677-706 (1973)
707-730 (1974)
731-756 (1978)
757-782 (1979)

AM 75

801-844

AM 80

301-335 (1980)
336-370 (1982)
371-440 (1983)

AM 86

901-952

AM 96

441-490 double voltage
501-590 voltage unique

AM APT 35

Anciennes automotrices postales (8 unités)

AM APT 54

961-975 automotrices postales

Thalys

4301-4307 (les autres rames appartiennent à d'autres compagnies)

Eurostar

3101-3108 (les autres rames appartiennent à d'autres compagnies)

Benelux 57

220.901-220.904, retirées en 1987

Autorails

(Ne sont mentionnés que ceux qui ont survécu après 1971.)

SERIE

TYPE

40

630

42

602 (plus tard renumérotés en série 43)

43

603 (4301-4330), 602 (4331-4336)

44

604

45

605

46

554

47

Deux unités, momentanément renumérotés en série 46

49

553.01-553.25
554.01-554.25 (plus tard renumérotés en 553.26-553.50)

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Voitures

Le matériel belge possède deux nombres: la numérotation internationale UIC et la numérotation belge pour les voitures, à cinq chiffres. Sur les voitures, les deux numéros sont mentionnés sur les deux flancs des voitures, mais la numérotation belge est biffée.

La numérotation UIC comporte 12 chiffres, comme dans l'exemple suivant:

52 20 70-80 476-3

Pour expliquer ces nombres, nous nous sommes référés aux pages de Tobias Köhler sur le Serveur Européen du Rail (European Railway Server).

Comptabilisé de 000 (ou 001) à 999. S'il y a plus de 1000 voitures du même type, le 8ème chiffre est aussi modifié (notez que la configuration utilis plusieurs nombres).

Ce chiffre est obtenu comme suit: on additionne les chiffres 1 à 11 multipliés alternativement par 2 et 1, puis l'on soustrait le dernier chiffre du résultat à 10.

Exemple avec 51 88 19-80 401:

                 5   1   8   8   1   9  -  8   0   4   0   1 
multiplié par    2   1   2   1   2   1     2   1   2   1   2
--------------------------------------------------------------
donne           10   1  16   8   2   9    16   0   8   0   2

on additionne:  1+0 +1 +1+6 +8  +2  +9   +1+6  +0  +8  +0  +2 = 45

Le chifre de contrôle est donné par la soustraction du dernier chiffre du résultat à 10: 10 - 5 = 5
5 est le chiffre de vérification. Le numéro de la voiture est donc 51 88 19-80 401-5

remarque: si l'addition donne un nombre dont le dernier chiffre est 0, on a 10-0=10
Le chiffre de vérification est alors 0

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Wagons

La numérotation UIC des wagons de marchandises se présente comme suit:

31 80 472-3 011-1
La plupart du temps, ces chiffres sont écrits verticalement:

31 RIV
85 SBB-CFF
537 6 111-1

Pour expliquer ces nombres, nous nous sommes référés aux pages de Tobias Köhler sur le Serveur Européen du Rail (European Railway Server).

Comptabilisé de 0 000 (ou 0 001) à 9 999. Parfois, le 8ème chiffre sert à différencier les sous-types.

Ce chiffre est obtenu comme suit: on additionne les chiffres 1 à 11 multipliés alternativement par 2 et 1, puis l'on soustrait le dernier chiffre du résultat à 10 (voir exemple dans la section voitures).

A côté du numéro UIC, faces aux chiffres 1 et 2 (lorsque le numéro est écrit horizontalement) il y a un code supplémentaire. Les différentes possibilités sont:

A côté du code du pays (si l'écriture est verticale), on trouve aussi la lettre codant pour la compagnie ferroviaire à laquelle appartient le wagon (pour la SNCB/NMBS, c'est le logo 'B' qui est utilisé).

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