Locomotives des séries 60 et 61 (type 210)


Description
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Locomotives séries 60 et 61

Après avoir commandé vers 1955 de lourdes motrices diesel pour opérer sur les lignes principales, la SNCB songea à acheter des machines plus légères pour assurer le trafic sur les lignes secondaires, et mettre ainsi un terme à la traction vapeur. Afin de tester les moteurs Cockerill et General Motors non seulement avec une transmission électrique mais aussi une transmission hydraulique, quatre séries de prototypes furent construites (conduisant aux séries 60/61, 62/63, 64 et 65). Le type 210 (future série 60/61) constitue la version à transmission électrique et moteur Cockerill.

Six exemplaires de ces machines à transmission électrique furent tout d'abord construits par Cockerill en 1961. Ces prototypes furent testés avec les autres dans le Brabant. Ces essais montrèrent rapidement que cette version était nettement plus fiable que son homologue à transmission hydraulique, si bien que 100 machines furent ensuite commandées. Ces motrices, bien que directement dérivées des prototypes, présentent malgré tout quelques caractéristiques issues du type 211 (série 64), comme par exemple au niveau de la livrée, ou des aérateurs.

Alors que la livraison des machines était en cours, la SNCB demanda à tester un régulateur électronique de la puissance sur une machine. C'est ainsi que la motrice qui aurait dû devenir la 210.067 fut modifiée et livrée sous le numéro 210.201. Après une courte période d'essai, la SNCB demanda à ce que les 14 dernières motrices de la série soient munies de cet équipement, et numérotées en tant que type 210.2 (qui deviendra par la suite la série 61). Pour respecter la continuité de la numérotation, la dernière motrice livrée avant la modification fut numérotée 210.067, de façon à combler le trou laissé par le prototype.

Entre 1972 et 1974, les 6 prototypes de la série 60 reçurent un nouveau moteur Cockerill, à l'exception de la motrice 6005 qui fut équipée en 1982 d'un moteur ABC avec un chauffage électrique. Cette modification ne fut cependant pas étendue aux autres machines.

Les motrices de la série 60 ont essentiellement circulé dans le sud du pays (autour de Mons, Charleroi, Namur, Liège, ...) mais également en Campine ou même jusqu'en France. Les motrices de la série 61 étaient quant à elles surtout concentrées autour de Merelbeke. Moins fiable que la série 60, elles ont assez rapidement disparu de la circulation puisque toutes les motrices ont été radiées dans le courant des années 1980, lors de la mise en service du plan IC/IR. Les motrices de la série 60 n'ont cependant pas tenu beaucoup plus longtemps, quelques unes ayant malgré tout prolongé leur existence en tant que motrice de travaux.

De nombreuses machines ont été revendues à différentes firmes italiennes, et plusieurs motrices sont conservées comme patrimoine historique. La SNCB a sauvegardé la motrice 6041, tandis que les 6003, 6010, 6077, 6106 appartiennent désormais au PFT.

Photographie de la motrice 6077 opérant à Liège lors du 75e anniversaire de la SNCB le 14 octobre 2001. Cette locomotive, restaurée dans sa livrée d'origine par le PFT, à la particularité de présenter son numéro d'origine (210.777) de l'autre côté.
Photographie : Stéphane Smets

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Cette page est maintenue par David De Neef. Dernière modification effectuée le 09 septembre 2004.
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